Pour quoi faire ? Pourquoi faire ? Pour coiffeur ? Poux coiffure ? Pus coffre heure ? Plouf couac nerf ? Pi Kif R ?
tHierry : président et, membre fondateur et unique du mouvement anartiste PQF ?
Variation molle en mi ou moi sur le PQF ?
C’est quoi « PQF ? » ? Je lance une question, type alpha, puis je la bidule, avant qu’au cœur de mon univers la planète Art s’en émeut, un mouvement philosophique s’en suit, déclenche une épopée révolutionnaire, un remue-ménage de civilisation, un chamboulement de l’espace-temps… que sais-je encore, que je ne sais pas encore ? Pourtant, aucune aile de papillon à mon PQF ? OU alors, peut-être, un mouvement de palme ? De trop ? J’essaye l’essai pour en dire un peu plus ? Je peux décrire, je peux mettre des mots. Je ne sais pas si j’ai une réponse à cette question, au sujet d’une question. Ou peut-être des questions qu’il faut se poser après celle-ci, et avant l’autre ? Comment mettre sous cadre relié et en ordre dispersé une pensée en expansion, d’après Little Bang.
En tout état de choses, d’abord entendre La question ricocher sur une vie, ainsi :
Pour Quoi Faire ? Pourquoi Faire ? Pour Coiffeur ? Poux coiffure ? Pus coffre heure ? Plouf couac nerf ? Pi Kif R ? Bien l’entendre, la passer en boucle. Qu’elle se perde dans l’échevelée tignasse de synapses. A la recherche de son minotaure intime.
Question qui frappe l’eau l’air et la conscience, solide où prendre pied, et qui à chaque rebond ou zigzag, perd du sens, une syntaxe, un vocabulaire, sa langue. Elle aborde les confins où plus rien ne se dit clairement. Energie noire ? Ne dit pas grand-chose, sinon plus rien ? Jongle avec le je-ne-sais quoi, quand tout tombe des mains. Mais qui à chaque signe en forme de queue « ? » gagne un sens, une direction, une énergie neuve. Et me pousse de l’avant vers Rien, ou Tout, comment savoir ? Tout va si vite, dans tous les sens. Energie folle et pataphysique ? Peut-être… D’origine indéterminée. Surement… Un mouvement de la pensée, un mouvement anartiste et épatant, un mouvement discret, méconnu, ignoré ? Ou secret ? Il y a bien un texte dit fondateur (voir "texte genèse du PQF?") , une fable en briques de mots et idées improbables qu’on ne diffuse pas, qui doucement se dilue par la loi de Dalton, bandit ou John, assassiné ou physicien, méta-gag ou gaz parfait ? Non identifiée. Une fable que je dois préserver. Ne faire visiter qu’aux initiés, dans mon habit élimé de guide bien gauche.
Pourquoi il elle tu nous on je fais, je crée, je découvre le monde, veux tout savoir, comprendre, tout découvrir, conquérir, vivre et croire, espérer ? Tout imaginer ? Je veux tuer mon prochain que j’envie, dont j’ai peur, qui veut me tuer ? Je veux aimer et être aimé, et engendré mon presque double ? Pour quoi faire ?
Sinon pas grand-chose, qui peut-être, ou pas, fait tout, ou rien, et qui un jour disparaît ? Forcément disparaît. Question d’échelle de temps, et d’espace. Et de relativité bien calculée. Disparaît comme moi, comme les dinosaures – qui se souvient du plus fameux d’entre eux, le grand GLOUP prophète qui annonçait la fin, prêchait pour l’intelligence et l’Union des vivants fera notre force… Qui ? Personne. Pas même moi, qui imagine volontiers à tort et à travers. Disparaît comme les civilisations, comme Dante, Chardin, Adolph, les Beatles, les coiffeurs et les coquelicots, Madame de la queue-verte, la terre, le soleil, le système quand la voie lactée se fera culbuter par Andromède – et dire que je vais louper ça - cet univers ou cet autre, ce bouton sur mon nez qui me fait loucher, cette buée sur mon hublot de lunette. Et j’en oublie des tas, des pages, des bibliothèques. Des tas de quoi ? Déjà disparus…
Pourquoi je fais tant et tant, avec autant d’insistance, persistance, d’une génération l’autre ? Sans presque jamais faillir, seulement vieillir… avec modulation fine de mon ADN. De la bactérie au poisson à moi à cette autre chose, à venir… Tant que le temps existe encore. A moins qu’il effondre comme la matière ? Ou mute, se plie, se troue, énergie fantôme qui pousse à l’expansion ? Energie de vie qui interdit le néant ? Toute forme, système, magie, folie, sont bonnes à prendre, tant qu’elle participe à l’expansion de la Vie ?
Et pourquoi je prends tant de plaisir ou de détestation à ce que je fais ? Y passer ma vie, la perdre ? Ou la gagner, une vie hypothétique bis, ailleurs, nirvana ou dans la peau piquante d’un ananas ? Tout semble absurde, et possible. Qui sait ? Tout le monde et personne sait. Chacune et chacun s’auréole d’une réponse à défaut. Murmurée, susurrée, ou criée, gueulée, vomie. S’en fait un drapeau, ou un cache nez (avec bouton). Se cloue sur une croix. S’immole au mazout. La divulgue ou la planque sur son ile au trésor, en Suisse sur compte numéroté. Il faut dire, croire, et bien plus fort : faire croire. Pourquoi faire ces mots et ces idées, ces bibles, ces dieux et ce savoir sans fin, ce graal sans soif, ma faim sans ventre, mon animal d’être sans âme ou avec ?
Oui, je sais que le mouvement anartiste « PQF ? » ne peut pas fédérer. Le mouvement ne séduira jamais. Il révolutionne façon guillotine. A dada sur mon idée fixe, je galope à ma perte, mais déjà j’y allais au pas comme tout à chacun. Aucun gourou viable dans cette affaire, ni aucune prophétie possible, nul message consistant qui rassasie les âmes. A peine une œuvre en devenir. Le mouvement devra être sacrifié à l’autel du confidentiel et du privé.
Dois-je pour autant céder au vertige de mon ignorance, un abysse ordinaire qui s’accoquine avec tant d’autres ? Sans conteste, il suffit ici-bas de manger boire copuler, et tuer, ou fuir, qui vous en empêche. Ou tout pareil, de se planter dans un sofa devant le spectacle TV d’un match de Foot, bière aux lèvres, cacahouètes plein les mandibules. Dire en-veux-tu-en-voilà, que c’était mieux avant, que l’étranger vous vole le pain made in china du cabas, de voter FN et de sauver la patrie avec le don de votre viande, cuisiné au barbecue, à la broche, au pal. Il suffit de travailler à ne rien « faire » que « gagner sa vie », histoire de récolter un meilleur pécule afin, dieu soit loué, prié, de manger boire et copuler un peu plus qu’à son ordinaire. Il suffit de ça.
Et quand bien même, je me bouge et ose la question, je mouvemente et créé à son sujet, je ricoche et essaye de mettre sur celle-ci, qui vacille, brille, m’aveugle et m’illumine, mettre dans le désordre, au fil de ma confusion, les mots, les images, les impressions, et peut-être ne souhaite presque plus tomber sur la réponse qui traînera sur mon chemin d’eau, d’air et à peine conscient, quand bien même tout cela, quand bien même j’enfile mes boulettes de vacuité pour en « faire » une guirlande jolie de « quand bien même », car enfin the last one, the winner is : quand bien même je me sais mortel, je ne m’abuse jamais sur la valeur intrinsèque de mon blabla à mille temps, à mille mots. Ou presque ça… Je ne suis pas comptable, non plus !
tHierry